L'empreinte carbone d'un mail : la vérité choquante en grammes de CO2

L'empreinte carbone d'un mail : la vérité choquante en grammes de CO2
L'empreinte carbone d’un mail
Saviez-vous qu'en 2019, 293,6 milliards d'emails ont été envoyés chaque jour dans le monde ? L'empreinte carbone mail est bien plus significative qu'on ne pourrait l'imaginer : un simple email standard génère environ 4 grammes de CO2, tandis qu'avec une pièce jointe volumineuse, ce chiffre peut atteindre jusqu'à 50 grammes.
En France, la situation est particulièrement préoccupante. En effet, un internaute reçoit en moyenne 39 courriels par jour, et chaque Français conserve entre 10 000 et 50 000 mails non lus dans sa boîte de réception. Plus alarmant encore, l'impact carbone mail de ces communications électroniques représente annuellement 410 millions de tonnes de CO2, soit près de la moitié des émissions du transport aérien mondial qui s'élevaient à 859 millions de tonnes en 2017.
Cette analyse approfondie explore le bilan carbone mail dans son ensemble, notamment l'infrastructure technique nécessaire à leur transmission, ainsi que des solutions concrètes pour réduire notre empreinte numérique.
L'impact réel des emails en chiffres
L'analyse détaillée de l'empreinte carbone mail révèle des chiffres surprenants. Un spam génère 0,3 grammes de CO2, tandis qu'un email avec une pièce jointe volumineuse peut atteindre 50 grammes de CO2. Par ailleurs, un courrier simple sans pièce jointe émet 4 grammes de CO2.
L'impact varie notamment selon le mode d'utilisation :
- Un email court sur smartphone en 4G : 0,4 gCO2e
- Un message avec pièce jointe (10 Mo) sur smartphone : 1,8 gCO2e
- Un email avec pièce jointe (1 Mo) sur ordinateur : 3,3 gCO2e

En effet, la décomposition de l'empreinte carbone d'un email révèle que 69% provient de la fabrication de l'ordinateur émetteur, 23% de l'ordinateur récepteur. Ainsi, la consommation d'énergie pendant la rédaction représente 5%, la lecture 2%, et le transport des données seulement 0,5%.
La question de l'empreinte carbone numérique ne se limite pas aux emails. Plus largement, les entreprises peuvent adopter des stratégies concrètes pour réduire leur impact environnemental. Pour aller plus loin, notre article “Comment réduire l’empreinte carbone en entreprise : stratégies pratiques” explore des solutions adaptées aux TPE et PME.
Le bilan carbone mail s'amplifie considérablement à l'échelle mondiale. Les centres de données consomment 200 TWh par an, dépassant la consommation énergétique de pays entiers. Par ailleurs, les projections indiquent une augmentation constante, avec 376,4 milliards d'emails quotidiens prévus en 2025.
Plus préoccupant encore, 80% des emails ne sont jamais ouverts. Les spams, représentant la moitié des messages reçus, produisent 0,3 grammes de CO2 même sans être ouverts. L'impact carbone mail total représente ainsi 0,3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Face à cette réalité, des solutions émergent pour optimiser nos usages numériques. Qileo, engagé pour une finance plus responsable, encourage également des pratiques numériques durables pour réduire cet impact.
L'infrastructure technique derrière chaque email
Le fonctionnement technique derrière chaque email repose sur une infrastructure complexe qui influence directement l'empreinte carbone mail. Les centres de données, véritables piliers de cette infrastructure, consomment environ 200 TWh d'électricité par an, soit 1% de la demande mondiale d'électricité.
L'infrastructure des centres de données
Ces installations nécessitent 10 à 100 fois plus d'électricité par surface que les autres bâtiments commerciaux. Notamment, le refroidissement représente 40% de la consommation totale d'énergie. Par ailleurs, l'efficacité énergétique est mesurée par le PUE (Power Usage Effectiveness), avec une moyenne actuelle de 1,55, tandis que les installations les plus performantes atteignent 1,2.
Le parcours technique d'un email
Le processus d'acheminement d'un email suit plusieurs étapes essentielles :
- Le serveur SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) valide et formate le message
- Les serveurs MTA (Mail Transfer Agents) gèrent le transport à travers Internet
- Les serveurs de réception effectuent des contrôles de sécurité
- Les centres de données assurent le stockage

En effet, cette infrastructure consomme massivement de l'énergie, principalement pour le fonctionnement des serveurs et leur refroidissement.
Dans une logique de réduction de l'empreinte numérique, certaines entreprises comme Qileo adoptent des infrastructures et des pratiques plus responsables, intégrant une approche durable à leurs solutions.
Ainsi, les projections indiquent que d'ici 2030, la consommation des centres de données pourrait atteindre jusqu'à 13% de l'électricité mondiale. Les systèmes de refroidissement, particulièrement énergivores, nécessitent entre 200 et 600 watts supplémentaires pour chaque kilowatt utilisé par l'équipement informatique.
Solutions concrètes pour réduire l'impact
Pour minimiser l'empreinte carbone mail, des solutions concrètes existent tant au niveau technique que comportemental. Notamment, plusieurs fournisseurs de messagerie français proposent désormais des services utilisant 100% d'énergie hydraulique.
Dans cette optique, Qileo intègre des principes d’éco-conception dans ses outils pour accompagner les entreprises vers une transition numérique plus respectueuse de l’environnement.
Optimisation technique
La compression des pièces jointes représente une première étape cruciale. Par ailleurs, l'utilisation d'outils comme FileVert ou WeTransfer permet de partager des documents volumineux sans surcharger les serveurs. En effet, la suppression de l'historique des conversations et l'adoption du format texte, jusqu'à 12 fois plus léger que le HTML, réduisent considérablement l'impact.
Réduire l’empreinte écologique passe aussi par une approche globale, incluant la finance et les services bancaires. Notre article “Banques et climat : les chiffres alarmants que votre banque ne partage pas” met en lumière le rôle du secteur financier dans la transition écologique et comment faire des choix plus responsables.
Changements comportementaux
L'adoption de nouvelles habitudes s'avère essentielle. Les pratiques recommandées incluent :
- Privilégier le Wi-Fi plutôt que la 4G, 20 fois moins énergivore
- Supprimer régulièrement les emails non essentiels et les spams
- Désactiver les notifications des réseaux sociaux par email
- Cibler précisément les destinataires et éviter le "répondre à tous"

Pour les entreprises, l'automatisation du marketing permet une réduction significative de l'impact. Ainsi, la segmentation des cibles assure l'envoi de messages uniquement aux personnes concernées. De plus, l'utilisation d'une signature allégée, particulièrement pour les communications internes, contribue à diminuer le poids des emails.
Les plateformes collaboratives comme Slack ou Microsoft Teams offrent des alternatives efficaces pour la communication interne, réduisant ainsi le volume d'emails échangés. Ces outils permettent une communication instantanée tout en limitant l'empreinte carbone mail.
Vers une communication numérique responsable
L'empreinte carbone des emails représente certainement un défi environnemental majeur de notre ère numérique. Les chiffres sont éloquents : 4 grammes de CO2 pour un email standard, jusqu'à 50 grammes avec une pièce jointe volumineuse, multipliés par des milliards d'envois quotidiens.
L'infrastructure technique nécessaire à ce flux constant de communications numériques pèse lourdement sur notre environnement. Notamment, les centres de données consomment une quantité d'énergie comparable à celle de pays entiers, une situation qui risque de s'aggraver avec l'augmentation prévue du volume d'emails d'ici 2025.
Les solutions existent pourtant. L'adoption de pratiques responsables comme la compression des fichiers, l'utilisation du Wi-Fi plutôt que la 4G, et le nettoyage régulier des boîtes de réception peuvent considérablement réduire cet impact. Pour une démarche encore plus engagée, opter pour un compte professionnel éthique comme celui de Qileo permet de conjuguer efficacité professionnelle et responsabilité environnementale.
Ainsi, chaque geste compte dans la réduction de notre empreinte numérique. La prise de conscience collective et l'application de ces solutions concrètes permettront de construire un avenir numérique plus durable, où la communication électronique rime avec responsabilité environnementale.
FAQs
Q1. Quelle est l'empreinte carbone moyenne d'un e-mail ?
L'empreinte carbone d'un e-mail varie selon son contenu. Un e-mail standard sans pièce jointe génère environ 4 grammes de CO2, tandis qu'un spam produit 0,3 grammes. Les e-mails avec pièces jointes volumineuses peuvent atteindre jusqu'à 50 grammes de CO2.
Q2. Comment le volume global des e-mails impacte-t-il l'environnement ?
L'impact est considérable. Avec environ 293 milliards d'e-mails envoyés quotidiennement dans le monde, l'empreinte carbone totale des e-mails représente 0,3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ce chiffre devrait augmenter, avec une prévision de 376,4 milliards d'e-mails quotidiens d'ici 2025.
Q3. Quelle est la consommation énergétique des centres de données liés aux e-mails ?
Les centres de données, essentiels à l'infrastructure des e-mails, consomment environ 200 TWh d'électricité par an, soit 1% de la demande mondiale d'électricité. Cette consommation pourrait atteindre jusqu'à 13% de l'électricité mondiale d'ici 2030.
Q4. Quelles sont les solutions pour réduire l'impact environnemental des e-mails ?
Plusieurs actions sont possibles : compresser les pièces jointes, utiliser des outils de partage de fichiers, privilégier le Wi-Fi à la 4G, nettoyer régulièrement sa boîte mail, cibler précisément les destinataires, et utiliser des plateformes collaboratives pour la communication interne.
Q5. Les e-mails sont-ils plus polluants que le courrier traditionnel ?
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les e-mails ont généralement une empreinte carbone plus élevée que le courrier papier. Un e-mail standard émet environ 9 grammes de CO2, contre 3,7 grammes pour une enveloppe. Avec une pièce jointe, ces chiffres montent respectivement à 35 et 17 grammes.